Mardi 20 octobre 2009



Peut-on poursuivre une conversation entamée il y a quelques temps sur ce blog avec l'impression vive que les mots d'aujourd'hui sont le prolongement de ceux, oubliés, d'alors? Peut-on poursuivre cette conversation sans se lasser  de parler ?

Ces questions se bousculent en moi et m’empêchent d’écrire ici

Écrire pour quoi, pour raconter mon néant, me raconter dans mon vide.

Malgré

..

Mon fils qui me réveille l’autre matin en me susurrant ces mots magique : « papa tu es mon bonheur.. »

Ce voyage que nous préparons dans une quinzaine de jours.

La grippe A H1N1 qui a l’air de nous avoir oubliés, fort heureusement

Mon nouvel Iphone que j’adore

Et ce look que je me cherche toujours pour paraître toujours plus jeune malgré les kilos , les cheveux gris et les rides

 

Les mots peuvent venir des bas-fonds, et n'ont pas besoin d'être alignés gentiment sur une page proprette pour vivre.

                                             

 

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Dimanche 4 octobre 2009


Oh tristesse !

Oh que me faudrait il pour être enfin heureux ?

Un silence dilaté, empreint de douleur, de souvenirs, de détresse, s’installe..

Ma femme fait une après-midi avec ses collègues dans le salon et tout en étant présent, par a coups, je me sens tellement absent

Sentir les émotions remonter, en bouillonnement.

Etre dans l’absence.

Etre tellement dans la souffrance

Mon fils, la plus belle des choses qui me soit arrivé

Mon fils que j’aime tellement

Mon fils pour qui je vis

Pour toi, mon chéri, je reste encore sur cette terre.

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Mardi 29 septembre 2009


Lendemain de Kippour

Lendemain du grand Pardon

Jour le plus sacré dans la religion Juive

25 Heures sans manger, ni boire, ni travailler

25 Heures sans info, musique, télé

25 Heures d'extrême repentance envers D ieu et envers autrui

Pour

Les fautes qu'on se donne

Les fautes que l'on nous donne

Les fautes qu'on croit avoir

Celles qu'on pense impardonnables

Les fautes que l'on a vraiment commises

Celles que l'on s'invente

Celles que l'on rejette

Celles qui nous emprisonnent

 

Kippour met l’accent sur l’imperfection humaine

Kippour met aussi et surtout l’accent sur la véritable repentance que l’in fait vis-à-vis de soi.

En effet, tout homme est faillible, c’est-à-dire tout homme, même le plus saint, fait du mal, un jour ou l’autre de sa vie, par la pensée, par la parole ou par les actes.

Aussi D ieu a-t-il créé le remède: le repentir, c’est la possibilité pour l’homme de réparer sa faute.

 

Et moi, simple homme, homme de péché dans tout ça ?

Que suis-je face à l’immensité de cette sagesse ?

Publié dans : Judaïsme, Israël
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Mercredi 23 septembre 2009



Ca y est ! La première de ses « petites perles blanches » comme disait ce cher Victor Hugo, dans Les Misérables, est tombé !

 

Je me souviens encore du jour où un petit bout d’émail tout blanc a percé la gencive de mon fils… c’était hier !

Première dent, énième bonheur

Tout vient à point…

La petite souris est passée Dimanche soir

Mon  enfant croit dur comme fer à cette petite souris qui est passée dans son sommeil pour déposer une pièce de 2 Euros en échange de sa précieuse perle d’émail.

Le matin, il a même cherché une loupe pour inspecter le sol à la recherche des petits pas de la petite souris

Et il a trouvé des traces, mon amour, mon fils

Des traces de pas de souris

Imaginaires pour moi, pour nous mais tellement réels pour lui

Ah qu’il est doux le monde de l’enfance

Et précieux

Comme une belle pièce de 2 euros.

Publié dans : Famille
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Mercredi 9 septembre 2009



Une crise d’angoisse terrible m’enserre la gorge aujourd’hui

Rien n’y fait

Pas même la présence amicale de mon fils ce mercredi avec moi

Rien, de rien

Si une seule chose me ferait du bien

Sortir, aller voler dans les magasins,

Me remplir de tout un tas de choses diverses

Des petits objets qui seront ensuite stockés ou même jetés

 

L’objet en fait n’au aucune importance

Un besoin compulsif de me remplir

Et comme je n’ai pas les moyens d’acheter

Autant me servir

..

Mais j’ai déjà trop d’ennui avec la justice

Je me suis fais attrapé deux fois

Deux fois, je suis passé a coté de la case Prison

Maintenant, je sais qu’il n’y aura pas de troisième chance

Et pourtant, je continue, hier, avant-hier, mes angoisses sont calmés seulement par cela.

Il faut me lâcher : Se livrer, c'est se délivrer.

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Samedi 5 septembre 2009




Un silence dilaté, empreint de douleur, de souvenirs, de détresse, s’installe..

Ce matin ils sont au marché, tous les deux

Je me déteste

L'esprit essaie de décortiquer les émotions ressenties, sans plus de succès que le cœur qui essaie d'assimiler un théorème complexe.

Je suis fatigué d’être moi, de passer à coté de ma propre vie

Sans rien faire

D’être a ce point incompris

Je fais, j’essaie de faire pourtant tout pour ma famille

Moi qui ne suis pas manuel, j’ai cette semaine, repeint la cuisine, changé le parquet, commandé des meubles de cuisine.

J’ai changé les rideaux, j’ai nettoyé la maison

Pour m’entendre continuellement critiqué.

Invariablement, éternellement

Rien n’est jamais bien

Accepter pour l'instant la critique sur ma personne. Souffrir.

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Mardi 1 septembre 2009



Ce que l'on a vécu est inscrit en nous, nous façonne ...

Retour de vacance, retour de la routine

Comme tout le monde

Sauf que moi ma routine, c’est cette chambre terne.

 

Malgré la dépression, entretenir la certitude d’être à la bonne place, au bon moment.

Je ne sais pas

Il me faudrait dans l’idéal changer de vie

Partir loin

Ou plutôt être un autre

Qu’est ce que j’attends de la vie ?

Je me pose cette question 4000 fois par jours

Toujours pas de réponse

Réaliser avec tristesse que mes vœux de petit garçon n'ont pas eu le temps d'être accrochés à la queue des étoiles filantes.

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Dimanche 16 août 2009




Je déteste les mariages, les fêtes, les anniversaires ; quand chacun perd sa personnalité pour se fondre dans la masse et n’être plus qu’un participant.

 

Danser, se forcer à rire ou à parler avec son voisin, qui évoque le caractère difficile de son nouveau chef ou les suppressions de poste dans l’actualité.

 

Ou bien, ne pas parler, ne pas broncher et ne parler de rien, attendre que l’on  s’approche de vous. Attendre la belle fille en matant une cuisse nue sous une robe relevée, chercher les toilettes  et tomber par hasard sur un couple qui baise ou s’engueule, ou encore guetter impatiemment les premiers départs.

Ces circonstances m’asphyxient.

Je me sens mal, déjà quelques jours avant l’événement.

 

Déjà petit, jeune, je détestais les fêtes.

Mais j’avais mes raisons

Mon père, était TOUJOURS, à lui seul le centre du monde, il attirait les regards, les conversations, les gens grouillaient autour de lui, les femmes faisaient les coquettes, il discutait avec tout le monde, paraissait si à son aise.

Ma mère, mes sœurs dans une moindre mesure et surtout moi étions relégués à l’accessoire.

Nous n’existions plus pour lui

Déjà quand temps normal nous n’existions pas beaucoup

Alors là, c’était le pompon ! !

Plus rien n’existait, que LES AUTRES !

 

Alors certes les années sont passées

Mon père est mort depuis 12 ans mais la blessure reste intacte et la peur , la détestation des fêtes est toujours si active..

 

 

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Vendredi 14 août 2009

 


Les mots servent à transmettre le savoir, des émotions, des désirs d’évasion.

Déjà tout petit, j’étais amoureux fortement des mots.

J’étais persuadés de devenir un jour écrivain, c'est-à-dire, de pouvoir vivre des mots.

 

Je lisais beaucoup, petit.

Ma principale occupation était la lecture.


Internet à amplement remplacée la lecture, même si celle-ci reste toujours très présente.

Ce sont ces mêmes mots qui me permettent d’aiguiller ma pensée et de la rendre libre.

Je suis très sensible au bon mot pour signifier ou designer quelque chose

Même si moi, je cherche le plus souvent mes mots

Maux de tête ou mots de tête

Les mots peuvent servir à cacher la part intime de chacun

 

Les mots servent surtout à sculpter la pensée comme on sculpte la pierre, l'offrir à l'autre, sans attente avouée, mais avec le secret espoir d'être entendu, deviné, accepté.

« On écrit pour être aimés. On est lu sans pouvoir l'être », soulignait Barthes.



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Jeudi 6 août 2009

 


Il fait trop chaud à Paris

Cet après midi, ils prévoient déjà 32 à Paris

Remarque, je m’en fous, je vis comme un égoïste renfermé chez moi, je ne travaille pas, je ne prends jamais le métro, et quand j’ose sortir de chez moi, j’ai la clim dans la voiture, je ne souffre pas plus que cela

Il fait chaud c’est tout.

 

Mon fils est avec moi toute cette semaine

Pas de centre aéré

A cause de boutons sur tout le corps, dû à des piqures d’insectes

Le docteur a dit . . . .

Mais le docteur connaît il grand-chose, je me le demande parfois

Des boutons apparaissent tous les jours, en plus grand nombre sur son petit corps, figure comprise, alors que depuis vendredi dernier, soit une semaine, il aurait piqué par des méchantes bébêtes.

Il faudra m’expliquer comment des piqures d’insectes apparaissent une semaine après la soit disant piqure ? ? ? ? ? ?

 

Il fait chaud et le cerveau a besoin de pause, de pondération, de vide.

Il lui faut la clim, à mon cerveau

Absolument !

Publié dans : Famille
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Jeudi 30 juillet 2009





Rien ne va

Aujourd’hui


En fait depuis le 1er juillet, je tombe régulièrement dans une sorte de morosité assortie de dépression

Depuis que mon fils a commencé le centre aéré de juillet.

Oui c’est ça !

Au cours de l’année, j’avais l’habitude d’aller le chercher à 16h20 à son école, on passait du temps ensemble, le mercredi je le gardais, on sortait, on rigolait on dessinait, on peignait,

Et là en ce moment toute la semaine, il va dans ce centre aéré, il retrouve ses copains, il fait tout un tas d’activités diverses, il est heureux et épanoui….

Je n’ai pas le droit de le priver de cela

Pour lui, pour son bien

J’ai moi, besoin de sa présence mais ça ne compte pas…

Ce qui compte c’est son bonheur à lui.

Alors pas étonnant que je reste toute la semaine, seul face à cet écran, sans prononcer le moindre mot.          

Mon fils m’a sauvé la vie, par lui j’ai su, j’ai compris, appris ... il me donne la force de vivre tout simplement.

J’ai un besoin tactile de lui, il faut que je le sente prés de moi, à me parler, à me prendre dans ses bras, a me faire rire

C’est triste de parler ainsi

Mais sa mère et moi, un mois après ce mariage, on cohabite ensemble, c’est tout

Je n’ai plus envie de lui parler, ni de la questionner, encore moins de sortir avec elle

Et elle de même


Terminer sur cette phrase de Georges Simenon

« Je préfère être détesté pour ce que je suis plutôt que d'être aimé pour ce que je ne suis pas »

Publié dans : Famille
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Mercredi 29 juillet 2009



Je suis malheureux

Je culpabilise rien que à écrire ces trois mots accolés.


Et pourtant comment décrire ce que je suis autrement que par ces mots là ?

Je sais qu’il ya des tas de personnes qui ont moins de chance que moi : une famille, un enfant, une maison, une voiture, un compte en banque

Mais je n’y peux rien, je suis malheureux

M'a-t-on fait basculer malgré moi sur le plateau d'un film d'horreur de série B ?

 

C’est ça donc la vie ??

Toujours se lever à la même heure.

Toujours se coucher aux mêmes horaires

Et entre les deux, ne rien faire, toujours, c'est-à-dire tous les jours

Strictement ne rien faire sauf attendre leurs retours

Vers 18 heures, ils arrivent tous les deux

Le bain, manger et se coucher

Je n’en peux plus

Je vais crever..

Je veux crever

 

 

Les heures passées enfermée dans ma chambre me permettent de camoufler cette blessure de la vie.

Me fondre dans le néant

Pour oublier ou m'anesthésier

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Lundi 27 juillet 2009




Le déluge a lavé Paris comme les larmes ravagent mes joues.

La dépression m'appelle, comme une amoureuse déchue qui, même si on l'a négligée, vous voue néanmoins une réelle tendresse.

Elle est là, a coté de moi, me donne la main.

 

Si je n’avais pas mon fils, que serais-je ?

Souvent, parfois, je pense à la perte de mon enfant..

 

Chose inimaginable pour n’importe quel parent, mais qui revient me hanter régulièrement.

Mon fils, mon trésor, impossible de vivre sans lui

Une journée à l’école, c’est comme l'impression ténue de descendre d'un train de nuit à une gare de campagne perdue dans le brouillard.

Oui, c’est ça l’impression d’être sans repères, compétemment perdu sans lui.

Je l’aime tellement !

Publié dans : Famille
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Jeudi 23 juillet 2009



Avaler des mots sans les recracher.

Jouer avec le silence, l'apprivoiser.

Ma mère ne comprend pas mon silence, mon non-envie de communiquer

Elle le prend comme quelque chose de personnel pour elle, ou contre elle

 

 

C’est assez difficile pour moi finalement de m'ouvrir et de me permettre d'être moi-même, j’ai  toujours l'impression que je vais déborder du cadre, que je peux choquer par mes propos, ou mon comportement.

Je ne suis pas parono, mais je sais que je suis un incompris

Et cela ne me dérange pas plus que cela

J’ai l’habitude

Quand je gratte les croûtes des cicatrices psychologiques entassées au fil du temps, j’ai la surprise de constater que certaines blessures que j’ai cru incurables ne brûlent finalement plus autant tandis que d’autres en apparence plus inoffensives suintent encore, résistantes.

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Vendredi 17 juillet 2009

 

Plus on rêve plus on a envie de rêver, moins on arrive à s'infliger des obligations, plus on est assoiffé de liberté.

 

Je ne parle plus beaucoup, même aux personnes qui m'entourent ou bien je les écoute, excellent moyen de ne rien donner en donnant l'illusion du contraire (mon écoute).

 

De plus en plus, je m’éloigne, sans tristesse, par résignation plutôt..

 

Il me reste cet espace là : l’écriture

Ça ne devrait pas être difficile d'écrire tous les jours ne serait-ce que quelque chose de banal.

Quelques mots, épars, diffus, disséminés, annonciateurs d’une période de silence….

 

Une température moite de Juillet, a cédé la place à un vent vaguement bizarre qui siffle, souffle, suinte et secoue les arbres de façon presque désordonnée.

Les nuages frémissent à leur tour, se métamorphosent presque sous mes yeux.

Le vent comme les mots s'enfle, se gonfle, explose.

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